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Why Biohackers Are So Interested in Alpha Lipoic Acid
21 août 20268 min de lecture

Pourquoi les biohackers s'intéressent autant à l'acide alpha-lipoïque

Des bains glacés avant le petit-déjeuner. Des bagues connectées qui analysent le sommeil. Des capteurs de glycémie en continu portés par des personnes en parfaite santé. Ces habitudes ont contribué à faire passer le biohacking d'une curiosité de niche à un phénomène grand public.

Longtemps perçu comme extrême, le biohacking séduit aujourd'hui quiconque cherche des moyens concrets d'optimiser sa santé, de bien vieillir et de tirer davantage de son corps. Nul besoin d'un placard rempli de gadgets ni d'une routine rigide pour s'y intéresser. Dans sa version la plus sensée, le biohacking consiste simplement à comprendre le fonctionnement de son corps et à faire des choix éclairés pour le soutenir.

C'est là qu'intervient l'acide alpha-lipoïque (ALA). Composé soufré naturellement présent dans l'organisme, l'ALA joue un rôle important dans le métabolisme énergétique mitochondrial et a été étudié pour ses effets potentiels sur la santé métabolique, le recyclage du glutathion et le vieillissement cellulaire.10

Ces multiples rôles expliquent pourquoi l'ALA attire l'attention des chercheurs comme des biohackers, curieux de comprendre comment le corps produit son énergie, répond aux exigences métaboliques et maintient ses fonctions cellulaires. Alors, qu'est-ce qui rend l'acide alpha-lipoïque si intéressant ?

Qu'est-ce que l'acide alpha-lipoïque ?

L'ALA est un composé soufré naturel, produit en petites quantités par l'organisme et présent dans des aliments comme les épinards, le brocoli, les tomates et les abats.1

À l'intérieur des cellules, l'ALA joue un rôle important dans le métabolisme énergétique normal, en particulier au sein des mitochondries. Ces minuscules structures sont souvent appelées les centrales énergétiques de la cellule, car elles convertissent les aliments que nous mangeons en ATP, la molécule qui fournit l'énergie de presque tous les processus cellulaires.2

Plus précisément, l'ALA agit comme cofacteur de plusieurs complexes enzymatiques mitochondriaux impliqués dans la conversion des glucides et des lipides en énergie utilisable.3

L'ALA a également fait l'objet de recherches sur ses effets potentiels sur la sensibilité à l'insuline, les voies inflammatoires et la fonction mitochondriale, même si les travaux dans ces domaines restent en développement.12

Bien que votre corps produise naturellement de l'ALA, les quantités demeurent relativement faibles, ce qui explique en partie l'intérêt croissant de la recherche pour les formes en complément.

Les biohackers s'intéressent aux mitochondries

L'un des grands thèmes du biohacking est la santé mitochondriale.

Chaque mouvement, chaque pensée, chaque battement de cœur dépend de l'énergie produite à l'intérieur de vos cellules. Les mitochondries jouent donc un rôle important pour répondre aux besoins énergétiques de l'organisme, ce qui en fait un sujet de prédilection pour celles et ceux qui s'intéressent à la performance physique, au métabolisme énergétique et au bien-vieillir.

L'ALA intervient dans plusieurs des complexes enzymatiques responsables du métabolisme énergétique mitochondrial.3 Loin d'agir comme un stimulant, il fait partie de la machinerie biochimique normale qui libère l'énergie contenue dans les glucides et les lipides.

Cela rend l'ALA particulièrement intéressant pour les personnes qui cherchent autre chose qu'un coup de fouet passager et s'orientent vers les processus biologiques qui sous-tendent la production normale d'énergie.

Le bien-vieillir, autre sujet d'intérêt

Beaucoup de biohackers cherchent moins à vivre plus longtemps qu'à conserver leur santé et leur vitalité en avançant en âge.

Avec les années, nos cellules sont exposées à des agressions oxydatives issues du métabolisme normal, mais aussi de facteurs comme l'exposition aux UV, le tabac et la pollution environnementale.4

L'ALA suscite l'attention parce qu'il est à la fois hydrosoluble et liposoluble, ce qui lui permet d'interagir avec des processus dans des environnements cellulaires différents. Les chercheurs se sont également penchés sur ses relations avec d'autres composés impliqués dans le maintien de l'équilibre cellulaire normal, notamment les vitamines C et E et le glutathion.5

Les travaux sur l'ALA et le bien-vieillir se poursuivent, mais son implication dans plusieurs voies cellulaires interconnectées en fait un champ de recherche nutritionnelle intéressant.

Soutenir le glutathion produit par votre organisme

Une autre raison de l'intérêt porté à l'ALA tient à sa relation avec le glutathion.

Le glutathion est produit naturellement par l'organisme et participe à de nombreux processus cellulaires : détoxification, fonction immunitaire, maintien de l'équilibre cellulaire. Ces processus étant au cœur de la production d'énergie, de la récupération après l'effort et de la santé cellulaire à long terme, le glutathion intéresse particulièrement celles et ceux qui cherchent à optimiser leurs performances et à bien vieillir.

Plutôt que d'apporter directement du glutathion, l'ALA semble contribuer à le régénérer après son utilisation et soutient les systèmes enzymatiques impliqués dans le maintien d'un bon statut en glutathion.6 Les recherches suggèrent que l'ALA peut améliorer la disponibilité de la cystéine (une brique essentielle du glutathion) et pourrait activer des voies cellulaires qui soutiennent la production endogène de glutathion.14

Pour qui souhaite soutenir les processus naturels de son organisme, l'ALA devient ainsi un ajout séduisant à une approche nutritionnelle équilibrée.

La santé métabolique sous les projecteurs

La régulation de la glycémie est devenue un autre sujet majeur au sein de la communauté du biohacking, notamment avec la popularité croissante des capteurs de glycémie en continu.

Si une glycémie saine dépend avant tout de l'alimentation, de l'activité physique, du sommeil et de la composition corporelle, l'ALA a lui aussi été étudié pour son rôle dans le métabolisme du glucose et la sensibilité à l'insuline.7

Les recherches dans ce domaine sont encore en cours, et les compléments ne doivent jamais se substituer à un traitement médical ni à de bonnes habitudes de vie. Le lien potentiel entre l'ALA et la santé métabolique explique néanmoins qu'il continue de retenir l'attention scientifique.

Cet intérêt se reflète dans la pratique clinique de certains pays. L'ALA a ainsi une longue histoire d'utilisation clinique en Allemagne, où il est prescrit dans la polyneuropathie diabétique. Des essais cliniques ont évalué l'ALA par voie intraveineuse comme par voie orale, avec des données portant en particulier sur les symptômes et les déficits neurologiques associés aux lésions nerveuses du diabète.13

L'alimentation d'abord, cela compte toujours

Malgré la popularité des compléments, la plupart des praticiens expérimentés en nutrition s'accordent sur un point : aucun nutriment n'agit isolément.

Soutenir la santé mitochondriale commence par des gestes du quotidien :

  • Consommer suffisamment de protéines.
  • Intégrer beaucoup de fruits et légumes colorés.
  • Choisir de bonnes graisses comme l'huile d'olive, les oléagineux et les poissons gras.
  • Pratiquer une activité physique régulière.
  • Faire du sommeil une priorité.
  • Gérer son stress.
  • Limiter le tabac et la consommation excessive d'alcool.

Ces habitudes agissent sur bon nombre des voies que les biohackers cherchent précisément à optimiser.

Pourquoi l'acide alpha-lipoïque liposomal ?

Les aliments ne contiennent naturellement que de faibles quantités d'ALA, et les compléments classiques varient dans la proportion réellement absorbée.

La technologie liposomale entoure les nutriments de phospholipides semblables à ceux des membranes cellulaires. Ce système d'acheminement est conçu pour protéger les nutriments pendant la digestion et améliorer leur absorption par rapport aux préparations orales standard, même si les résultats dépendent de la formulation employée.8

Pour qui choisit de se supplémenter, la forme d'ALA comme son mode d'acheminement méritent donc réflexion. Altrient Acide R-Alpha-Lipoïque apporte 226 mg de R-ALA associés à 500 mg de phosphatidylcholine dans une formulation liposomale. Le R-ALA est la forme naturellement produite par l'organisme et associée à l'activité des complexes enzymatiques mitochondriaux.9

La phosphatidylcholine présente elle-même un intérêt particulier. C'est l'un des principaux phospholipides des membranes cellulaires et une source de choline, un nutriment essentiel impliqué dans la fonction hépatique normale, le métabolisme des lipides et le maintien de membranes cellulaires normales.10 Ces rôles peuvent en faire un point d'intérêt supplémentaire pour les personnes attentives à la santé cellulaire et au bien-vieillir.

Associer le R-ALA à un système liposomal à base de phosphatidylcholine réunit donc deux composants aux rôles distincts.

L'acide alpha-lipoïque est-il réservé aux biohackers ?

Pas du tout.

Nul besoin d'objets connectés ni d'un intérêt pour les dernières tendances bien-être pour apprécier une bonne nutrition.

Les raisons qui poussent les biohackers à s'intéresser à l'ALA sont les mêmes que celles qui poussent les chercheurs à continuer de l'étudier. Il joue un rôle important dans le métabolisme énergétique cellulaire normal et a été exploré en lien avec la fonction mitochondriale, le métabolisme du glutathion et la santé métabolique.

Pour la plupart d'entre nous, les fondamentaux restent identiques : une alimentation équilibrée, une activité physique régulière, un sommeil prioritaire, et des compléments utilisés avec discernement, en accompagnement et non en remplacement d'un mode de vie sain.

Questions fréquentes

Quels aliments contiennent de l'acide alpha-lipoïque ?

On en trouve naturellement de petites quantités dans les épinards, le brocoli, les tomates, les choux de Bruxelles et les abats comme le foie.1

L'acide alpha-lipoïque et le glutathion, est-ce la même chose ?

Non. Ce sont deux composés différents. L'acide alpha-lipoïque contribue à soutenir le recyclage du glutathion dans l'organisme, tandis que le glutathion lui-même est fabriqué à partir des acides aminés cystéine, glycine et glutamate.6

Pourquoi les biohackers prennent-ils de l'acide alpha-lipoïque ?

Beaucoup de personnes qui s'intéressent au biohacking cherchent à soutenir la fonction mitochondriale, le bien-vieillir et la santé métabolique. L'acide alpha-lipoïque est devenu populaire parce qu'il intervient dans plusieurs de ces voies biologiques, même si la recherche continue d'évoluer.

L'acide alpha-lipoïque liposomal est-il meilleur ?

Les formulations liposomales sont conçues pour améliorer l'acheminement des nutriments en protégeant l'ALA pendant la digestion. Certaines études suggèrent que cela pourrait améliorer l'absorption par rapport aux formes orales classiques, même si les résultats dépendent de la formulation utilisée.8

Rédigé par : Jacqueline Newson BSc (Hons) Nutritional Therapy

Références

  1. Shay KP, Moreau RF, Smith EJ, Smith AR, Hagen TM. Alpha-lipoic acid as a dietary supplement: molecular mechanisms and therapeutic potential. Biochimica et Biophysica Acta. 2009;1790(10):1149-1160.
  2. Patel MS, Korotchkina LG. Regulation of the pyruvate dehydrogenase complex. Biochemical Society Transactions. 2006;34(Pt 2):217-222.
  3. Reed LJ. From lipoic acid to multi-enzyme complexes. Protein Science. 1998;7(1):220-224.
  4. Rinnerthaler M, Bischof J, Streubel MK, Trost A, Richter K. Oxidative stress in ageing skin. Biomolecules. 2015;5(2):545-589.
  5. Packer L, Witt EH, Tritschler HJ. Alpha-lipoic acid as a biological modifier. Free Radical Biology and Medicine. 1995;19(2):227-250.
  6. Suh JH, Wang H, Liu RM, Liu J, Hagen TM. (R)-Alpha-lipoic acid reverses age-related changes in glutathione metabolism. Annals of the New York Academy of Sciences. 2004;1019:432-435.
  7. Golbidi S, Badran M, Laher I. Diabetes and alpha lipoic acid. Frontiers in Pharmacology. 2011;2:69.
  8. Belcaro G, Cesarone MR, Dugall M, et al. Improved bioavailability of liposomal alpha lipoic acid. Panminerva Medica. 2015;57(Suppl 1):33-39.
  9. Smith AR, Shenvi SV, Widlansky M, Suh JH, Hagen TM. Lipoic acid as a potential therapy for chronic diseases associated with oxidative stress. Current Medicinal Chemistry. 2004;11(9):1135-1146.
  10. Superti F, Russo R. Alpha-Lipoic Acid: Biological Mechanisms and Health Benefits. Antioxidants (Basel). 2024;13(10):1228.
  11. Packer L, Cadenas E. Lipoic acid: energy metabolism and redox regulation of transcription and cell signaling. Journal of Clinical Biochemistry and Nutrition. 2011;48(1):26-32.
  12. Dos Santos SM, Romeiro CFR, Rodrigues CA, Cerqueira ARL, Monteiro MC. Mitochondrial Dysfunction and Alpha-Lipoic Acid: Beneficial or Harmful in Alzheimer's Disease? Oxidative Medicine and Cellular Longevity. 2019;2019:8409329.
  13. Ziegler D, Reljanovic M, Mehnert H, Gries FA. Alpha-lipoic acid in the treatment of diabetic polyneuropathy in Germany: current evidence from clinical trials. Experimental and Clinical Endocrinology & Diabetes. 1999;107(7):421-430.
  14. Minich DM, Brown BI. A Review of Dietary (Phyto)Nutrients for Glutathione Support. Nutrients. 2019;11(9):2073.
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